Coaching-Voyance

**Témoignage de Christine, 50 ans, infirmière à son compte, célibataire et sans enfant**

J’ai eu deux grands amours dans ma vie : Patrick et Robert.

Patrick, mon premier amour, est mort il y a 20 ans dans un accident de la route au volant de son camping-car.

Robert, Psychologue, a disparu sans laisser de traces. Mon parcours a été marqué par ces pertes, mais aussi par ma résilience.

Lettre à Dame Chapelle

Bonjour Dame Chapelle

Ce matin, je me suis réveillée avec de forts maux de tête, n’ayant pas pris d’antalgiques cette nuit.

Dès 9 h, j’ai contacté l’ostéopathe Thierry, qui m’a demandé de lui décrire mes douleurs. Il pense que celles-ci ne sont pas liées aux cervicales.

Il m’a recommandé de consulter mon médecin si les symptômes persistaient . J’ai appelé, et j’ai seulement obtenu le répondeur qui indiquait de contacter le 15 pour les urgences.

Je tente maintenant de résumer les principales actions entreprises avec votre aide téléphonique. Je sais que c’est pour me libérer définitivement de l’emprise affective de ROBERT.

Vous m’avez aidée à m’inscrire sur Netclub, un site de rencontre. Vous m’ avez rédigé différents messages, en fonction des annonces et de mes propres désirs, destinés à des hommes qui me plaisaient.

Thierry et moi avons rapidement échangé, et j’ai eu envie de le rencontrer en personne. Dès notre première soirée, je me suis sentie agacée. Il ramenait constamment la conversation à lui.

Je lui ai exprimé mon ressenti. j’ai choisi mes mots afin de ne pas le blesser. Malgré ses promesses de changer, son attitude est restée la même tout au long de la soirée, heureusement que vous étiez là pour me soutenir.  

J’ai donc décidé de ne pas poursuivre avec lui . Il me rappelait trop les comportements de ROBERT. J’ai là aussi réalisé à quel point cela était douloureux pour moi. C’est pour cela que je ne souhaite plus entretenir ce type de relation.

À mon retour de vacances

À mon retour de vacances, j’ai réalisé que mon expérience avec Thierry avait ravivé des sentiments et un attachement pour ROBERT que je pensais disparus depuis un an.

Le 19 juillet, pour apaiser ma tristesse, vous m’avez aidée à lui rédiger un message. J’avais obtenu son numéro de portable grâce à ROSE, une ancienne voisine âgée de 82 ans. N’ayant pu le joindre directement, je lui ai laissé un message vocal, espérant qu’il me rappelle.

Dame Chapelle, vous m’avez fait prendre conscience que Robert m’avait fait une déclaration marquante à une certaine époque, qui résonnait encore en moi et m’empêchait de m’ouvrir à d’autres hommes. Il m’avait décrite comme la femme idéale, la femme de sa vie.

Confiance

Je vous confiais alors avec grande insistance mon désir de revoir Robert pour évaluer mes sentiments et voir si sa présence déclencherait quelque chose en moi, que ce soit positif ou négatif.

Peut-être qu’un déclic se produirait, dans un sens ou dans l’autre !

Le 4 août, lors de notre conversation, vous m’avez exposé les faits avec une clarté poignante : puisqu’il n’avait répondu à aucun de mes messages laissés entre le 19 juillet et le 13 août, deux options s’offraient à moi : engager un détective privé ou me poster en planque dans mon camping-car devant la poste où il prétend avoir sa boîte aux lettres.

J’ai accepté vos suggestions sans hésiter. Et quelques jours plus tard, alors que je pensais appeler un service anonyme pour écouter les messages vocaux, à ma grande surprise, c’est ROBERT qui répond. Entendant sa voix, un simple « Allo, oui ! », je suis restée pétrifiée.

Le souffle coupé, je raccroche, sidérée, le cœur battant à tout rompre, les jambes tremblantes. Cette réaction inattendue m’a fait réaliser l’intensité de ma peur de lui parler. Que se passerait-il lors d’une rencontre en face à face ?

Invitation chez les parents

Invitée à Ménil chez les parents de Patrick le 1er août, Patrick, mon premier amour tragiquement disparu il y a 24 ans dans un accident de camping-car, j’ai décidé le lendemain de pousser jusqu’au village de Saint JULIEN.

Là, j’ai passé toute la journée du saint patron du même nom, date anniversaire de la naissance de mon frère ERIC, dans mon camping-car. Curieusement, ce jour coïncidait aussi avec le jour où j’ai peut-être vu ROBERT pour la dernière fois. La journée s’est étirée, lourde et interminable, mais aucun signe de ROBERT à l’horizon.

Vos paroles résonnent en moi Dame Chapelle.. En effet, vous disiez que je craignais peut-être de rencontrer ROBERT car il pourrait me dire : « Non Christine, je ne t’aime plus » .

Vous insistiez sur le fait que rester dans l’incertitude me permettait de vivre dans une douce illusion qui, quelque part, me soutenait dans la vie.

Et oui, j’aurais pu, même avec des mots hésitants, me présenter à lui au téléphone. Mais non, je ne l’ai pas fait !

Suis-je la femme de sa vie

J’avais tant envie de me libérer de cette promesse, celle qu’il m’avait faite en disant que j’étais « la femme de sa vie ». Pourtant, en même temps, une peur immense me retenait, terrifiée à l’idée de sa possible réponse.

Au fond, je cherchais inconsciemment à maintenir un lien, quelle qu’en soit la douleur.

Alors Dame Chapelle avec une fermeté bienveillante, vous vous êtes emportée et m’avez dit : « STOP, ça suffit, arrêtez de vous lamenter et agissez. »

J’ai alors accepté de me lancer dans cette aventure, rassurée de savoir que vous serait présente à mes côtés à chaque instant.

Avec Dame Chapelle nous avons mis en place une stratégie : elle a créé une affiche, combinant photo et texte, et a mobilisé la solidarité des membres du forum ainsi que l’aide d’une de ses clientes (un immense merci à vous tous) !

Nous avons décidé que je me rendrais sur place, à 360 km de chez moi, pour enquêter auprès des amis que nous avions en commun avec ROBERT  et placarder  les fameuses  affiches.

Peu après, Dame Chapelle m’informe que Marie, qu’ une de ses clientes, a accepté de m’accompagner dans ma mission. Quelle joie immense ! J’ai remercié avec un grand enthousiasme, me sentant déjà plus forte et moins isolée grâce à sa présence.

Stratégie de Dame Chapelle

Je partirai de Normandie en camping-car  et Marie prendra le train à Paris. Nous nous retrouverons ainsi à la gare de TOURS, prêtes à entreprendre cette aventure ensemble.

Pour chaque intervention prévue, Dame Chapelle me prépare un ensemble de questions et réponses qui pourraient m’être utiles. Bien coachée, je me sens rassurée.

J’avais initialement prévu de partir le 25 août. Mais en raison du manque de disponibilité dans les hôtels, je récupérerai Marie à la gare de TOURS le dimanche 26 août . Tien c’est étrange, jour de la sainte Natacha, qui correspond aussi à la date de naissance de mon père et du fils de Marie.

Nous sommes enfin arrivées à destination, et comme prévu, nous nous lançons dans un porte-à-porte. Galvanisées par les encouragements de Dame Chapelle, qui nous guide et nous motive en direct au téléphone, nous réussissons à coller trois affiches.

J’avais prévenu Marc et Olivier de ma venue. C’est un couple d’amis qui vivent dans la même localité. Ils sont également amis avec Robert. Malheureusement, il s’avère que mes deux amis sont en voyage… Dommage, je ne pourrai pas leur rendre visite. J’ai donc laissé un message vocal sur leur portable pour expliquer ma démarche.

Les affiches

Juste après avoir collé ces fameuses affiches, Olivier m’appelle. Avec colère, il exige que je quitte immédiatement son village pour aller chercher ailleurs, prétendant que ROBERT se cachait dans un petit village à 20 km de là. Puis, sans la moindre douceur, me raccroche au nez. Sa réaction brutale me laisse complètement dévastée, tremblante de la tête aux pieds.

Il venait de me lancer le nom d’un village que je n’avais pas bien saisi. Dans un accès de rage je le rappelle   immédiatement pour obtenir le nom exact de l’endroit. Cette fois, il prononce clairement le nom, soufflé par Marc, qui, lui, reste cruellement en retrait.

Amitié en devenir

Marie me lance un regard interrogateur, tremblante et toute confuse, je lui révèle que j’ai obtenu le nom du village. Galvanisées par cette nouvelle, nous nous empressons de retirer les affiches.

Cependant, lorsque nous faisons part à Dame Chapelle de notre initiative, elle nous corrige avec fermeté : « Non, non, non, remettez ces affiches à leur place immédiatement ! Tant que l’information n’est pas officiellement confirmée, les affiches doivent rester où elles sont. Allez, dépêchez-vous de les recoller ! »

Ce soir-là, submergée par une profonde tristesse, je me suis retrouvée sans appétit ..

La cause ? C’ est la réaction brutale et inattendue d’Olivier, amis de 15ans …

Sa réaction m’a particulièrement affectée, d’autant plus que ma démarche ne le concernait absolument pas.

Face à l’autorité ferme de notre coach, Marie et moi nous nous empressons de recoller les affiches, réalisant le lendemain que Dame Chapelle avait raison. Après avoir parcouru les rues principales du village indiqué par Olivier, nos recherches se sont avérées infructueuses.

Malgré la difficulté et le poids de la situation, je continue d’écouter et de suivre les conseils de Dame Chapelle. Ma confiance en sa voyance s’amenuise par l’absence de résultat.

Nous persistons dans nos efforts le jours suivant, ressentant un silence lourd et omniprésent autour de nous.

Le lundi soir, une vague de panique intérieure m’envahit alors que j’exprime à Marie qu’il était absolument hors de question que j’aille à la gendarmerie. « NON, non, je ne peux pas faire ça à ROBERT , » lui dis-je. Robert m’avait raconté que son ex-petite amie lui avait déjà joué ce sale tour.

Mission à la gendarmerie

En plus, l’idée même me donnait l’impression que je me rendrais ridicule aux yeux de tous. Après diverses démarches, y compris le dépôt d’une affiche et d’un courrier dans la boîte aux lettres de Marc et Olivier, soutenue par la présence réconfortante de Marie et les conseils à distance de Dame Chapelle je réalise soudain toute la portée des reproches de ROBERT  quand il me disait que je ne vais jamais jusqu’au bout des choses. Je me rappelle encore les mots du courrier du 14 août, où je lui avais écrit que sans réponse de sa part, j’irais à la gendarmerie. Cette pensée me laisse profondément malheureuse.

Le mardi matin, au réveil, je partage avec Marie ma décision, lourde de tristesse, de tenir cette fois ma promesse d’aller au bout de mes engagements, et donc de nous rendre à la gendarmerie.

Dame Chapelle ajoute ensuite, avec une pointe de résignation :

« De toute façon, j’avais prévu de vous y envoyer !

» Avec Marie à mes côtés, nous nous trouvons à la gendarmerie. Là, je prends une profonde inspiration et commence à expliquer ma situation : je suis à la recherche de mon compagnon, Robert, qui est en proie à une profonde  dépression et a des idées suicidaires.

Je leur précise que je suis infirmière et lui psychologue. Son silence prolongé m’a plongée dans une grande inquiétude, d’où ma présence ici aujourd’hui.

Les gendarmes prennent note de ma demande, mais leurs expressions réservées et leur ton mesuré ne m’offrent guère d’espoir. Voilà, la mission s’achève. J’ai été jusqu’au bout, accompagnée par Marie et Dame Chapelle, mais malgré tous nos efforts, nous n’avons abouti à rien.

Puis, c’est avec un profond regret que je dépose Marie à la gare et que je reprends la route seule pour rentrer chez moi, submergée par le désespoir.

Le chemin retour en Normandie

La douleur est si intense que je suis obligée de m’arrêter pour laisser libre cours à mes émotions, pleurant à chaudes larmes, inconsolable.

Submergée par un besoin de hurler  ma douleur,  j’appelle Dame Chapelle. Avec rage, je lui reproche le fait que son plan n’ait pas porté ses fruits.

Toujours imperturbable, elle me répond que si, insistant sur un aspect que je n’avais peut-être pas encore vu.

Je lui en voulais pour tout cet espoir qu’elle m’avait insufflé. Elle continuait à m’affirmer  que la magie allait opérer, mais je ne pouvais plus y croire… Même Marie avait perdu foi en ces promesses.

Je traînais ma misère jour après jour, trouvant la force de ne pas sombrer grâce à mon métier d’infirmière. Mes patients étaient là, comptant sur moi. C’était cette responsabilité, dans ma pratique en libéral, qui me donnait la force de continuer.

Une semaine plus tard, le mercredi 5 septembre, mon téléphone retentit. À l’autre bout du fil, c’est le même gendarme qui m’avait accueillie auparavant à la brigade.

Avec une solennité qui fait battre mon cœur plus fort, il me transmet le message suivant :

« ROBERT va bien, mais il ne souhaite plus vous revoir. Pour lui, c’est clair, il a rompu. Il désire que vous cessiez de l’importuner. »

Vous voici rassurée … N’était-ce pas le but de votre recherche ?

Interloquée, le souffle court, je ne trouve que la force de murmurer : « Oui, Monsieur ! » Je restais sans voix. En raccrochant, le cerveau en marmelade je m’aperçois que j’ai un message vocal en attente .

Délivrance du message

Comme une automate, je clique pour l’écouter. Le choc, je reconnais la voix du gendarme qui vient de m’appeler. Il parle à une autre personne et, miracle, j’entends la voix de ROBERT  !

 En fait, le gendarme avait dû,  mal raccroché son téléphone, et ma messagerie a pu enregistrer  jusqu’à la fin de leur conversation.

J’ai ainsi pu entendre la voix de Robert et compris que ce sont les affiches de Dame Chapelle qui ont fait sortir le loup du bois.

Eh oui, Robert s’est rendu à la gendarmerie pour demander que je cesse mes recherches. Dans la conversation, il a déclaré que j’étais une névrosée qui refusait la rupture.

Entendre quelqu’un que vous aimez, parler de vous de manière aussi dévalorisante me mit en colère .. oui en colère …

Mais dans cet échange, il y avait un point positif : j’avais obtenu son nouveau numéro de téléphone et son adresse postale.

Merci, Dame Chapelle, pour votre psycho-coaching magique. Vous aviez raison sur toute la ligne. Vous saviez que la réponse ne me plairait pas… et j’en suis consciente aujourd’hui. Mille mercis.

PS:

Vente du Camping-car

Récemment, j’ai décidé de vendre mon camping-car, un symbole de tant de souvenirs. Dame Chapelle j’ai mis une annonce dictée par vos bons soins sur Le site le Bon Coin.

J’avais acheté ce camping-car à une Christine, et, clin d’œil extraordinaire du destin, c’est une Patric-ia qui me l’achètera, venant le chercher le jour de la Saint Aimé.

 Ce jour-là, Patrick est particulièrement présent dans mon cœur. Souvenez- vous qu’il fut mon premier grand amour .

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